{"id":492,"date":"2017-08-21T14:26:54","date_gmt":"2017-08-21T12:26:54","guid":{"rendered":"http:\/\/sandrinefabbri.com\/?p=492"},"modified":"2017-08-21T14:33:25","modified_gmt":"2017-08-21T12:33:25","slug":"fievre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sandrinefabbri.com\/?p=492","title":{"rendered":"Fi\u00e8vre"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\"><em>Le d\u00e9sir est un d\u00e9sert iris\u00e9<\/em><\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Michel Leiris<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Desiderare\u00a0: cesser de contempler l\u2019\u00e9toile<\/span><\/p>\n<p class=\"p3\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Pour Tahar<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Son profil. Impassible. Droit, il regarde droit devant lui. Le taxi file, prot\u00e9g\u00e9, englouti par la nuit. Derri\u00e8re, si loin, elle se rappelle, ils sortaient de la ville du d\u00e9sert, embras\u00e9e. Tout flambait, l&rsquo;Atlas br\u00fblait. Elle a chaud, les draps sont moites. Le muezzin, encore, pour la deuxi\u00e8me fois, la troisi\u00e8me aujourd&rsquo;hui. Le taxi, son profil, elle le regardait, impassible, bas sur le front, le ch\u00e8che n\u00e9gligemment, si \u00e9l\u00e9gamment nou\u00e9. Blanc, il \u00e9tait blanc. Quelques mots parfois, avec le chauffeur. Quelqu&rsquo;un entre, apporte, d\u00e9pose quelque chose au pied du lit. Elle n&rsquo;a pas la force. La nuit est d&rsquo;encre, la route file, elle s&rsquo;enfonce dans le cuir, les mains agripp\u00e9es \u00e0 son baise-en-ville. Lui parle au chauffeur, comme oublieux d\u2019elle.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Lorsqu\u2019elle l\u2019avait revu, elle avait eu un choc. Jeune, elle ne se le rappelait pas si jeune dans son souvenir. Il s\u2019\u00e9tait coup\u00e9 les cheveux, portait un pantalon blanc, ses yeux brillaient. Comme ceux d\u2019un enfant. Trop tard. Elle \u00e9tait l\u00e0, face \u00e0 lui muet d\u2019un bonheur auquel il ne pouvait pas encore croire. Silencieusement, ils avaient march\u00e9 c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, elle dans son ample robe noire pour ne pas se faire remarquer, lui dans son pantalon blanc pour faire europ\u00e9en.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Il avait aussi fait ce qu\u2019il n\u2019avait jamais fait de sa vie, de sa courte vie, prendre un bus, traverser le pays seul, se rendre dans l\u2019a\u00e9roport \u00e9touffant d\u2019humidit\u00e9 de la ville blanche apr\u00e8s avoir d\u00e9pos\u00e9 son sac de sport dans la chambre d\u2019h\u00f4tel qui \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 son nom \u00e0 elle. Son statut d\u2019homme du d\u00e9sert marqu\u00e9 sur le passeport qu\u2019elle avait r\u00e9ussi \u00e0 lui obtenir le prot\u00e9geait. Le prot\u00e9geait d\u2019\u00eatre un gigolo. Un homme du d\u00e9sert survit n\u2019importe o\u00f9. M\u00eame dans la ville blanche. <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Ils \u00e9taient arriv\u00e9s dans la chambre d\u2019h\u00f4tel r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 son nom \u00e0 elle. Toujours en silence. De la fen\u00eatre, le brouhaha incessant des villes qui ne dorment jamais. Si, juste avant le chant du muezzin, qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 l\u2019aube d\u2019abord isol\u00e9, puis r\u00e9p\u00e9t\u00e9, amplifi\u00e9, for\u00e7ant la ville \u00e0 sortir de sa l\u00e9thargie. Ou rappelant \u00e0 chacun, dans ce moment o\u00f9 l\u2019aube pointe, d\u00e9chire les r\u00eaves nocturnes, propulse dans ce vide blanc, rappelant que, finalement, on n\u2019est pas seul. Je suis avec vous. Allah est grand.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Enfin, apr\u00e8s ce grand silence, apr\u00e8s s\u2019\u00eatre fix\u00e9s, intens\u00e9ment, avec incr\u00e9dulit\u00e9, ils s\u2019\u00e9taient retrouv\u00e9s. Il avait rompu ce silence d\u2019un geste, un geste de d\u00e9fi, un geste d\u2019homme, non, il n\u2019\u00e9tait plus un enfant face \u00e0 la femme de 30 ans. Pour elle, il \u00e9tait parti, pour elle, il regardait la ville blanche comme s\u2019il l\u2019avait toujours connue.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Ils ont pris des taxis. Parfois seuls, parfois serr\u00e9s contre des femmes voil\u00e9es qui racontaient en quelques kilom\u00e8tres o\u00f9 elles allaient, pourquoi, ah\u00a0! leur mari, tapotant de leur bras charg\u00e9 de bracelets l\u2019\u00e9paule du chauffeur pour le prendre \u00e0 parti, souligner leur indignation. Elle se taisait, l\u2019Europ\u00e9enne, que pourrait-elle raconter, elle voulait aller toujours plus loin, ne jamais s\u2019arr\u00eater. Ils arrivaient le soir dans ces villages obscurs o\u00f9 derri\u00e8re une porte aveugle les attendait toujours quelqu\u2019un. Un repas, une guitare, un joint, ils \u00e9taient de nouveau proches du d\u00e9sert, \u00e9coutaient des histoires, des r\u00eaves, des illusions avort\u00e9es, partir, rester, oublier, oublier dans une volute de haschich, les regards d\u2019envie, toi, tu as trouv\u00e9, tu vas partir\u2026<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Mais elle voulait continuer \u00e0 s\u2019enfoncer toujours plus loin, le long de ces c\u00f4tes o\u00f9 l\u2019on ne peut pas nager, pour le chercher, lui qui \u00e9tait \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle, non, il n\u2019\u00e9tait plus un enfant, pour elle, il avait obtenu ses papiers, pour elle, un jour, encore un d\u00e9fi, il les avait d\u00e9chir\u00e9s ses papiers sous le regard effar\u00e9 du chauffeur, ces papiers si ch\u00e8rement obtenus, non, je ne veux rien, je ne veux que toi<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Si tu le veux<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Elle le voulait<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Mais il fallait continuer, s\u2019enfoncer encore, m\u00eame si elle se r\u00e9veillait chaque nuit avec cette sensation de perte, d\u2019avoir oubli\u00e9 quelque chose d\u2019essentiel, mais quoi, elle ne savait pas quoi\u2026 Elle se concentrait de toutes ses forces mais n\u2019arrivait pas \u00e0 d\u00e9chirer le voile, ce voile si fin entre ce elle qui sait et ce elle qui a oubli\u00e9. Plus ils avan\u00e7aient, plus la sensation \u00e9tait forte. Comme si, au fur et \u00e0 mesure des kilom\u00e8tres qui filaient, quelque chose s\u2019\u00e9chappait d\u2019elle, irr\u00e9m\u00e9diablement. Quelque chose qu\u2019elle pressentait si proche qu\u2019elle pensait parfois qu\u2019il aurait suffi de baisser la main, hors de la fen\u00eatre, pour la ramasser, cette chose qu\u2019elle n\u2019arrivait pas \u00e0 nommer. Mais non, cela ne suffisait pas. Alors, il fallait continuer \u00e0 filer, filer droit devant vers un but qui lui non plus n\u2019avait pas de nom.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Son profil, son regard noir sous le ch\u00e8che rabaiss\u00e9 au raz des sourcils, sa main, sa main qui dans le creux de la nuit dans les villages obscurs se perdait sous son ample robe noire \u00e0 elle, se nichait entre ses cuisses, exactement l\u00e0 o\u00f9 il fallait. Sa patience, la patience du d\u00e9sert. Ils \u00e9taient all\u00e9s dans son d\u00e9sert \u00e0 lui. Avaient dormi \u00e0 m\u00eame le sol, sur les tapis, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des parents, dans la maison qui n\u2019\u00e9tait que murs ocres priv\u00e9s de toit, o\u00f9 l\u2019on vivait comme on l\u2019avait toujours fait. Sous les tentes. Ils l\u2019ont accueillie, ses parents, sans m\u00eame \u00eatre \u00e9tonn\u00e9s, l\u2019attendant chaque matin accroupis autour du brasero, lui souriant, servant le th\u00e9 et les tartines beurr\u00e9es parisiennes, raffin\u00e9 \u00e9quilibre, m\u00eame \u00e0 l\u2019or\u00e9e du grand vide, entre deux mondes. <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Mais pourquoi cette ample robe noire, la m\u00e8re voulait savoir devant passer par son fils pour lui parler, non, ne porte plus ce noir, alors, elle lui avait donn\u00e9 une robe d\u2019occidentale en coton l\u00e9ger achet\u00e9e au march\u00e9, rose, \u00e0 grandes fleurs. Parfum\u00e9e au musc qui br\u00fble continuellement dans les braseros. Elle ne portait plus que cette robe rose \u00e0 fleurs pour traverser le village de sable o\u00f9 les femmes se drapaient de leurs tissus multicolores. Un jour, ils l\u2019avaient convoqu\u00e9e, les parents voulaient lui parler, ils \u00e9taient venus l\u2019un derri\u00e8re l\u2019autre comme en d\u00e9l\u00e9gation s\u2019accroupir devant elle dans la chambre centrale au plafond b\u00e9ant \u2013 sans doute pour mieux voir les \u00e9toiles. <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Ils voulaient la remercier d\u2019aimer leur fils, voulaient savoir pourquoi elle avait l\u2019air triste, si souvent, voulaient conna\u00eetre quelque chose d\u2019elle, tu n\u2019es plus seule, ils ont dit. La tante, plus jeune que la femme de 30 ans, divorc\u00e9e cinq fois, riait, riait, ah\u00a0! non, jamais plus un homme d\u2019ici, mais toi, qu\u2019est-ce que tu cherches, il est heureux, lui, je le vois, moi le je le vois dans tes yeux \u00e0 toi, ses yeux \u00e0 lui. Que Mohamed VI soit homosexuel est la chance de la femme musulmane. Sinon, il n\u2019aurait jamais choisi celle qu\u2019il a choisie. Mais pourquoi tu ne me parles pas, lui demandait-il, lorsqu\u2019ils redescendaient le soir de la derni\u00e8re dune\u00a0?<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Il y avait eu cette nuit, la plus belle, la nuit de la f\u00eate. Les parents avaient donn\u00e9 une f\u00eate, ils \u00e9taient tous venus, les filles et les femmes de la famille, les amies et les hommes, mais uniquement les hommes de la famille puisque les femmes \u00e9taient l\u00e0. Un \u00e0 un, ils avaient p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 dans la chambre centrale au plafond b\u00e9ant, les \u00e9toiles scintillaient, si proches dans cet endroit du monde qu\u2019on pourrait les toucher croit-on, les femmes \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 l\u00e0, accroupies contre le mur les unes \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des autres, chuchotant, pouffant cependant que les hommes entraient un \u00e0 un, l\u2019Europ\u00e9enne avec eux. Avec lui, elle s\u2019\u00e9tait assise au centre, entour\u00e9s de tous, comme si c\u2019\u00e9tait leur mariage qu\u2019on c\u00e9l\u00e9brait ce soir-l\u00e0 entre ces murs ocres sous le scintillement des \u00e9toiles. <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Le son \u00e9tait mont\u00e9, les rythmiques l\u2019avaient prise petit \u00e0 petit, les chants ent\u00eat\u00e9e. Elle savait qu\u2019elle devrait danser. Avec lui. Face \u00e0 eux tous. Elle s\u2019\u00e9tait lev\u00e9e \u2013 et ce fut comme un miracle. La musique, les rythmes des caravanes \u00e9taient en elle, ils la portaient, son corps se mouvait sans qu\u2019elle ne lui demande rien, comme s\u2019il avait toujours dans\u00e9 sur ces rythmes-l\u00e0. Lui passait pour \u00eatre le meilleur danseur de la r\u00e9gion. Il rayonnait. Ils la sacr\u00e8rent, elle, meilleure danseuse de la soir\u00e9e, infinie politesse ou \u00e9ternelle reconnaissance.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Puis, ils \u00e9taient sortis dans la ville obscure, les \u00e9toiles scintillaient toujours, de nouveau silencieux apr\u00e8s cette union parfaite des corps dansants. Alors, tout \u00e0 coup, indiff\u00e9rent aux visages qui pouvaient se cacher derri\u00e8re les moucharabiehs, il l\u2019avait plaqu\u00e9e sur le sable froid, sa main avait fi\u00e9vreusement cherch\u00e9 son sexe sous la robe rose \u00e0 fleurs.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Elle avait \u00e9prouv\u00e9 une jouissance inou\u00efe<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Ils avaient fini la nuit sur les tapis de la maison sans toit.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Le lendemain, ils avaient repris des taxis, lov\u00e9s au fond des banquettes, sa main \u00e0 lui cherchant toujours la chaleur de ses cuisses \u00e0 elle. Elle avait remis son ample robe noire. Ils \u00e9taient retourn\u00e9s dans leur chambre de la ville blanche, avaient pass\u00e9 la nuit serr\u00e9s l\u2019un contre l\u2019autre. Au chant du muezzin, il avait pleur\u00e9. Et il \u00e9tait parti. <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">La femme adult\u00e8re de Camus lui revient \u00e0 la m\u00e9moire. Elle jouissait seule, sous les \u00e9toiles froides du d\u00e9sert, loin des hommes en noir. Elle, elle avait trouv\u00e9 son royaume dans cette all\u00e9e de sable, au creux de la nuit. Mais elle avait toujours su qu\u2019elle ne pourrait pas l\u2019emporter avec elle.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Au pied du lit, le th\u00e9 \u00e0 la menthe est d\u00e9sormais froid.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\">\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\">Z\u00fcrich, avril 2003<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\">\n<p class=\"p1\" style=\"text-align: center;\">Cette nouvelle a re\u00e7u le Prix OpenNet 2003 aux<br \/>\nJourn\u00e9es litt\u00e9raires de Soleure<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.literatur.ch\/it\/home\/programma-2017\/opennet_1\/archivio_0\/sandrine-fabbri-149.html\">\u00c0 lire ici<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le d\u00e9sir est un d\u00e9sert iris\u00e9 Michel Leiris Desiderare\u00a0: cesser de contempler l\u2019\u00e9toile Pour Tahar Son profil. Impassible. Droit, il regarde droit devant lui.<a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/sandrinefabbri.com\/?p=492\"> \u2026 <span>(&#8239;Lire&#160;la&#160;suite&#8239;)<\/span>&#160;\u2192<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-492","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-nouvelles","grid-item","col-1-2"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sandrinefabbri.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/492","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sandrinefabbri.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sandrinefabbri.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sandrinefabbri.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sandrinefabbri.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=492"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/sandrinefabbri.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/492\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":500,"href":"https:\/\/sandrinefabbri.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/492\/revisions\/500"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sandrinefabbri.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=492"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sandrinefabbri.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=492"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sandrinefabbri.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=492"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}